Au-delà des clivages communautaires, Amnésie Internationale est un lieu de rassemblement et de parole où l'Histoire et les histoires s'entrecroisent.
Moment fort de la journée, le débat réunit sur scène universitaires, artistes et témoins engagés pour une discussion approfondie autour des génocides. En 2001, les intervenants sont revenus sur "le négationnisme et le travail de mémoire". En 2004, c'est "la résistance face aux négationnisme" qui était au centre de la réflexion. Pour la troisième édition, l'épineux problème de la "responsabilité des États" sera abordé. Des débats animés, ponctués de témoignages, à l'issue desquels le public est invité à poser des questions. En 2010, c'est la question du négationnisme qui a fait débat.
Les participants de la dernière édition étaient :
- - Dafroza Gauthier, cofondatrice du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda
- - Dominique Mérigard, photographe
- - Ong Thong Hoeung, écrivain
- - Ara Toranian, directeur des « Nouvelles d’Arménie Magazine »
- - Robert Mizrahi, délégué régional du comité français pour Yad Vashem
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-Yves Ternon, Historien
-Yann Jurovics, maitre conférence en droit international, ancien expert auprès de la Chambre d'appel des tribunaux pénaux internationaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda
- Jean-Paul Bret, ancien député, maire PS de Villeurbanne
- Alain Gauthier, cofondateur et président du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda

Plusieurs espaces du Dock des Suds sont réservés à des expositions de photographies ou d'œuvres d'artistes qui abordent dans leur travail la question des génocides. Lors des éditions précédentes, le public a déjà pu découvrir Exils, une série de portraits réalisés par le photographe Sebastiao Salgado, ou encore des clichés retraçant l'histoire d'un camp d'internement de nomades durant la Seconde Guerre mondiale. En 2004, la bande dessinée était à l'honneur à travers une exposition de planches tirées du Décalogue (tome V, traitant du génocide arménien) et de Deogratias (ouvrage portant sur le génocide rwandais).
Enfin, des stands d'informations permettent au public durant toute la journée d'approfondir leur connaissance de l'histoire et de la culture de toutes les communautés participant à l'événement. Pour prolonger la réflexion, une Cité du Livre propose également les ouvrages de référence sur les génocides. En 2008, retour sur la BD avec notamment des toiles de Séra, dessinateur cambodgien installé en France.